Francine Lapensée est une actrice de séries B des années 80-90 qui a joué dans une douzaine de longs, aucun qui ait pu marquer son temps.
Francine Lapensée n’a pas eu une carrière très brillante. Peu de ses films seulement seraient parus sur nos petits écrans, en France. Alien Private Eyes serait devenu Le privé de l’espace (1987) et Demon Wind, film d’épouvante généreux, sera son plus gros succès dans l’arrière zone du cinéma d’exploitation. Elle en est l’interprète féminine principale. L’ersatz d’Evil Dead sera édité en VHS en France en 1991.
La jeune femme démarre sa carrière en 1983 dans La mort en fuite (1983), slasher obscur, puis tourne dans Death Chase de David A. Prior (1988), pur produit vidéo qui pourrait n’avoir jamais trouvé de diffuseur en France. Lapensée, toute blonde dans le style pop rock californien des années 80, pêche un rôle important dans le film d’horreur pour adolescents Hollywood’s New Blood de James Shyman (1988). Une production quasi inconnue. On la retrouve ensuite en 1989 dans un film très masculin, Born Killer, survival mettant en scène des fous assoiffés de sang qui se sont évadés de leurs cellules et qui attaquent un groupe d’amis lors d’un jeu de survie. Re-flop.
En 1992, après Demon Wind, la jeune femme subit de plein fouet une décennie télévisuelle qui n’offre aucun espoir aux acteurs issus de ce type de DTV. Stickin Together (1992) est inconnu. Dans le nanar Fist of Honor (1993), elle n’est plus qu’une ombre apparaissant au générique. D’autres comédiennes occupent les premiers rôles de figuration sexy.
En 1994, sous le nom de Francine Lapensee, elle réalise et produit un court métrage, Runaway. L’un de ses titres de gloire.
Son deuxième rôle le plus célèbre, Francine Lapensée le décroche dans 2002: The Rape of Eden de Sam Auster, western apocalyptique de S.F. que l’on dit sexiste. Elle traîne ensuite ses espoirs dans un film d’action pour la vidéo et le câble, Subterfuge d’Herb Freed, que Metropolitan FilmExport propose en VHS. Espionnage, gros bras bovins et réalisation télévisuelle sont au programme. Le film avec Matt McColm ne laisse aucune place à la jeune femme au générique. Elle figure vaguement dans Dead Punkz (1999), puis achève sa carrière dans Only in LA en 2000, production inconnue.
Une réorientation professionnelle s’est imposée à elle durant les années 2000. On n’en sait pas plus, mais cette femme athlétique, qui accomplissait également des cascades sur les plateaux, a dû trouver de nouvelles flèches à son arc comme le démontre son CV.