Apichatpong Weerasethakul

Réalisateur, Scénariste
Apichatpong Weerasethakul sur le tournage de Memoria

Personal Info

  • Nationalité : Thaïlandais
  • Date de naissance : 16 juillet 1970 à Bangkok (Thaïlande)
  • Crédit visuel : © Kick the Machine Films, Burning, Anna Sanders Films, Match Factry Productions, ZDF-Arte and Piano, 2021

Biographie

Note des spectateurs :

Apichatpong Weerasethakul est l’un des réalisateurs les plus singuliers du XXIe siècle. Ses films contemplatifs et austères se méritent. Il est lauréat d’une Palme d’or à Cannes.

Une démarche expérimentale et audacieuse

Réalisateur thaïlandais, Apichatpong Weerasethakul obtient un diplôme d’architecture en 1994 puis part étudier les beaux-arts et le cinéma à Chicago. Au cours de cette décennie, il se fait remarquer par des courts métrages et documentaires expérimentaux., avec une prédilection pour les thèmes en relation avec les habitants modestes de régions reculées de la Thaïlande. Son premier long métrage, Mysterious Object at Noon (2000), est un documentaire qui prend la forme d’un cadavre exquis. Avec Blissfully Yours (2002), son premier long métrage de fiction, il évoque son amour du cinéma et met en place son style contemplatif, dans une narration qui se réfère à la philosophie orientale.

Présenté au Festival de Cannes, le film gagne le Prix Un Certain Regard. Tropical Melody (2004) aborde le sujet de l’orientation sexuelle et confirme la singularité de l’art de son auteur. L’œuvre qui est en compétition officielle remporte le Prix du Jury. Syndromes and Century (2007), chronique en hommage à ses parents médecins, élargit encore l’audience du réalisateur et se voit honoré par le Prix du meilleur film au Festival du film asiatique de Deauville. Apichatpong Weerasethakul radicalise sa démarche en 2010 avec l’envoûtant Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures).

Apichatpong Weerasethakul et la Palme d’or

Inspiré de l’histoire d’un vieil homme qui par la méditation pouvait voir défiler ses vies antérieures comme les images d’un film, et se voyait en buffle, vache voire esprit errant, le récit propose plusieurs interprétations et épouse une forme à la fois limpide et sophistiquée, alliant qualités techniques et splendeur visuelle. Également en compétition officielle à Cannes, le métrage obtient une audacieuse Palme d’or décerné par le jury de Tim Burton. Dans les années 2010, le réalisateur reste fidèle à son univers mais sa singularité le cantonne au seul circuit art et essai. Son documentaire Mekong Hotel (2012) est sélectionné au Festival de Chicago, quand Cemetery of Splendour (2015) est montré à Un Certain Regard et se voit récompensé du prix du meilleur film aux Asia Pacific Screen Awards.

Il s’agit d’un retour aux sources pour le réalisateur qui filme sa ville natale en mêlant incursions autobiographiques et échappées oniriques. Apichatpong Weerasethakul fait son retour sur la Croisette en 2021 avec Memoria, une coproduction internationale semblant disposer d’un budget plus cossu que ses productions habituelles. L’histoire est celle d’une horticultrice écossaise spécialisée dans les orchidées qui rend visite à sa sœur malade, à Bogota en Colombie. Elle va être confrontée à des événements étranges. La Britannique Tilda Swinton, la Française Jeanne Balibar, l’Hispano-mexicain Daniel Giménez Cacho et les Colombiens Elkin Díaz et Juan Pablo Urrego font partie de la distribution. Le film obtient le Prix du Jury.

Gérard Crespo

Filmographie (réalisateur, longs métrages de fiction)

  • 2002 : Blissfully Yours (Sud sanaeha)
  • 2004 : Tropical Malady (Sud pralad)
  • 2010 : Oncle Boonmee (Celui qui se souvient de ses vies antérieures) (Loong Boonmee raleuk chat)
  • 2012 : Mekong Hotel
  • 2015 : Cemetery of Splendour (Rak ti Khon Kaen)
  • 2021 : Memoria
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