Acteur, scénariste et réalisateur espagnol, Alex Brendemühl est né d’une mère espagnole et d’un père allemand. Il reçoit une formation classique et passe même par le cours Simon. Parallèlement, il officie en tant que second rôle dans des séries télévisées au cours des années 90. Il commence à obtenir des emplois plus conséquents dans Razones sentimentales (Farré, 1996) et Raisons de vivre (Albacete, 1999). Même si c’est la télévision qui lui offre ses plus belles opportunités, Alex Brendemühl obtient le rôle principal de Las horas del día (Rosales, 2003) qui conforte sa position. On le revoit dans En la ciudad (Gay, 2003), Inconscientes (Oristrell, 2004), puis un nombre conséquent de productions espagnoles qui ne franchissent malheureusement pas la frontière des Pyrénées. Chez nous, on le revoit dans Le silence avant Bach (Portabella, 2007) et Rabia (Cordero, 2009).
Toutefois, les fans de cinéma espagnol se souviennent surtout de lui dans Insensibles (Medina, 2012), mais aussi pour son incarnation du docteur Mengele dans Le médecin de famille (Puenzo, 2013). En 2015, il est à l’affiche de Ma ma de Julio Medem, puis de la comédie dramatique Truman (Gay, 2015) face à Ricardo Darín. Nicole Garcia le choisit ensuite pour jouer dans son Mal de Pierres (2017) et il participe au Django d’Etienne Comar. Toujours pour un cinéaste français, il interprète La prière (Kahn, 2018).
Après cet intermède français, Alex Brendemühl revient en Espagne avec Madre (Sorogoyen, 2019), mais aussi le thriller raté Le silence de la ville blanche (Calparsoro, 2019). Enfin, on notera que l’acteur se pique de réalisation de manière régulière en tournant des courts-métrages.