Acteur, humoriste, scénariste et réalisateur américain, Albert Brooks (de son vrai nom Albert Lawrence Einstein) est né à Beverly Hills dans une famille juive. Il grandit dans un univers d’artistes et se lance dans la comédie à la fin des années 60. Puis, il participe notamment à de nombreuses émissions télévisées et à des talk-shows. Il devient un humoriste à succès dans le domaine du stand-up et confirme son poids en participant au Saturday Night Live dès 1976. La même année, il joue dans Taxi Driver (Scorsese, 1976).
Albert Brooks revient au cinéma par l’écriture, l’interprétation et la réalisation de son premier film intitulé Real Life (1979) où il joue son propre rôle. On le revoit dans La bidasse (Zieff, 1980), avant qu’il ne revienne à la réalisation avec Modern Romance (1981) qui ne rencontre que peu de succès. On le retrouve ensuite dans le prologue de La quatrième dimension (collectif, 1983) tourné par John Landis. L’acteur joue avec Nastassja Kinski dans Faut pas en faire un drame (Zieff, 1984), puis il réalise Lost in America (1985). Enfin, il redevient acteur pour James L. Brooks dans Broadcast News (1987).
Après plusieurs années à revenir sur scène, il repasse derrière la caméra pour Rendez-vous au paradis (1991) puis Mother (1996). Seulement acteur dans Critical Care (Lumet, 1997) et Hors d’atteinte (Soderbergh, 1998), Albert Brooks réalise la comédie La muse (1999) avec Sharon Stone. Le long-métrage est un échec commercial, de même que Looking for Comedy in the Muslim World (2005) qui met un terme aux ambitions de cinéaste d’Albert Brooks.
Désormais, l’humoriste se contente de faire des apparitions dans des films comme Drive (Refn, 2011) et A Most Violent Year (Chandor, 2014). Il est également un doubleur de voix très apprécié dans des dessins animés comme Le monde de Nemo (2003), Comme des bêtes (2016) ou encore la série Les Simpson.
Très populaire aux États-Unis, Albert Brooks n’a aucune notoriété en France.