Réalisateur et scénariste allemand, Herrmann Zschoche est né en 1934 à Dresde, en Allemagne. S’il débute comme stagiaire à la télévision en RDA, le jeune homme entre à l’Ecole de cinéma des studios de Babelsberg pour devenir réalisateur. Il effectue sa formation entre 1954 et 1959, avant de pouvoir devenir assistant. Il gravit les échelons petit à petit, devenant enfin réalisateur à part entière au début des années 60.
Herrmann Zschoche face à la censure
On lui offre de tourner des films pour enfants qui sont parfois des courts ou des moyens métrages. Son premier vrai long métrage s’intitule Die Igelfreundschaft (1962). Mais sa première création personnelle intervient avec le drame Karla (1965) dont le tournage est malheureusement interrompu par la censure d’Etat qui trouve les images tournées nihilistes. Le film ne sera donc jamais diffusé et n’a été reconstruit qu’après la chute du mur de Berlin et la réunification allemande des années 90.
Dès lors, Herrmann Zschoche est écarté des studios durant trois ans. Il ne peut revenir qu’avec une comédie inoffensive intitulée Leben zu zweit (1968) et une romance nommée Weite Strassen stille Liebe (1969). Revenu en grâce auprès du régime, le réalisateur parvient à être choisi pour diriger une grosse production de SF cofinancée par l’URSS et la Bulgarie : Eolomea (1972). Cela demeurera la seule incursion du cinéaste dans ce type de cinéma qui ne semble guère lui convenir.
Un cinéaste plus conventionnel dans les années 70-80
Ensuite, il revient aux amours adolescentes avec Liebe mit 16 (1974) et c’est ce thème de prédilection qui lui apporte son plus gros succès personnel – et commercial – avec Sept taches de rousseur (1978) qui connaît une importante notoriété dans les pays du bloc de l’Est. D’ailleurs, il en tourne une suite plus de dix ans après avec Grüne Hochzeit (1989). Durant les années 80, il est encore très actif au cinéma avec des œuvres dramatiques très classiques comme L’île aux cygnes (1983) ou encore Moitié de la vie (1985) qui sont marquées par un certain pessimisme.
Une fois la réunification allemande effectuée, Herrmann Zschoche a eu beaucoup de difficultés pour retrouver un emploi. Aussi le retrouve-t-on essentiellement à la télévision où il enchaîne téléfilms et épisodes de séries télé comme Tatort ou Rex, chien policier. Rien de bien fameux, à tel point qu’il prend sa retraite à la fin des années 90.