Actrice française, Paulette Élambert débute au cinéma en 1933 dans La maternelle de Jean-Benoit-Lévy et Marie Epstein. Elle y tient le rôle d’une enfant recueillie par une assistante maternelle (Madeleine Renaud). Ce mélodrame est un grand succès du début du parlant.
Elle enchaîne avec Madame Bovary (1934) de Jean Renoir (rôle de Berthe Bovary), suivi d’autres productions où elle est encore utilisée pour des petits rôles d’enfant. Elle est ainsi dirigée par Marc Allégret (Sans famille, 1934), Pierre Chenal (Crime et châtiment, 1935), Anatole Litvak (L’équipage, 1936) ou Sacha Guitry, qui en fait une très jeune Catherine de Médicis dans Les perles de la couronne (1937).
Adolescente, elle tourne pour Georg Wilhelm Pabst (Jeunes filles en détresse, 1939) mais peine à se maintenir en jeune première. On la retrouve en 1943 dans Le voyageur de la Toussaint de Louis Daquin, puis dans des bandes mineures comme La route du bagne (1945) de Léon Mathot et La nuit de Sybille (1947) de Jean Faurez, l’un des rares longs métrages où elle tient le rôle féminin principal, aux côtés de Pierre Larquey et Lucien Baroux.
Après Vire-vent (Faurez, 1949) et Amour et compagnie (Gilles Grangier, 1950), l’actrice, qui n’a pas atteint la trentaine, décide de mettre un terme à sa carrière.
Paulette Élambert est décédée le 1er mai 2022 à l’âge de 99 ans.