Réalisateur, scénariste et producteur américain, John McNaughton est né à Chicago où il a fait des études de cinéma et de production audiovisuelle. Il commence sa carrière en tant que producteur et réalisateur de petits films documentaires vers 1984 (essentiellement des films de montage).
La révélation avec Henry, Portrait of a Serial Killer
Toutefois, son ambition est autre et avec un ridicule budget de 110 000 $, il décide de réaliser un premier long-métrage horrifique sur le parcours sanglant du tueur en série Henry Lee Lucas. Cela donne Henry, Portrait of a Serial Killer (1986), film choc qui connaît de gros problèmes avec la censure et ne peut sortir en salles que vers 1990 aux Etats-Unis et en 1991 en France, assorti d’une interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement. Si le métrage est loin d’être un grand succès, il devient culte par la suite et est souvent considéré comme son meilleur film, notamment grâce à la performance de Michael Rooker.
Même souci avec Borrower (1991), comédie horrifique avec Rae Dawn Chong qui est tournée en 1988, mais qui est resté dans un placard jusqu’à sa sortie américaine par la Cannon en 1991. La France a échappé à cette œuvre assez peu appréciée. John McNaughton est alors approché par les grands studios hollywoodiens et Universal lui propose de tourner la comédie Mad Dog and Glory (1993) avec Robert De Niro, Uma Thurman et Bill Murray. Malheureusement, le film est mal reçu et connaît un gros échec aux States. Les Français boudent également le spectacle avec seulement 184 947 spectateurs. Une sacrée contre-performance.
John McNaughton déçoit, malgré le succès de Sexcrimes
Après un détour par la case télévision, McNaughton tourne le polar Normal Life (1996) avec Ashley Judd et Luke Perry qui est un nouvel échec commercial, au point de n’être diffusé qu’en vidéo en France par Film Office. C’est en 1998 que McNaughton tente une nouvelle percée sur le plan commercial en tournant le thriller érotique Sexcrimes (1998) avec Matt Dillon, Denise Richards et Neve Campbell. Un casting hot pour ce qui sera le plus gros succès du réalisateur au box-office. Les Américains répondent présents et les Français font un bel accueil à ce thriller correct avec 1,2 millions d’entrées. Le film aura le droit à plusieurs déclinaisons, notamment pour la télévision.
En 2001, le cinéaste retrouve Bill Murray pour la comédie Speaking of Sex qui reste inédit chez nous. Le réalisateur passe ensuite les années 2000 à la télévision où il réalise des épisodes ponctuels de séries télévisées dont Haeckel’s Tale au sein de l’anthologie Masters of Horror. Enfin, il revient au grand écran avec le drame The Harvest (2013) avec Samantha Morton. Depuis, le cinéaste multiplie les projets qui ne semblent jamais se concrétiser.