Elevé dans le monde agricole, Édouard Bergeon est confronté très jeune aux problèmes du monde rural, notamment avec le suicide de son père, agriculteur, qui le contraint, à 16 ans, de gérer l’exploitation familiale avec sa mère et sa sœur.
Sportif avéré, il devient journaliste régional puis national pour France Télévisions.
Il réalise un documentaire sur le phénomène grandissant du suicide des paysans et de leur mal-être, en 2010. Les fils de la terre est très remarqué, notamment par le producteur Christophe Rossignon, au parcours très engagé (En guerre, Welcome, Présumé coupable...), qui l’incite à passer au long de fiction.
Pour sa première fiction, Au nom de la terre, en 2019, Édouard Bergeon plante son action dramatique dans l’environnement agricole qu’il maîtrise bien, et confie les rôles du père et de son fils à Rufus et Guillaume Canet, tous deux extrêmement impliqués. Une œuvre autobiographique sous forme de tragédie d’un monde malmené par des crises en pagailles, qui ne peut laisser personne indifférent.
En 2024, il s’attaque à l’industrie de l’huile de palme en Indonésie avec La promesse verte (2024), dont le didactisme est loin d’être convaincant. Le film est un semi-échec en salles.
Filmographie d’Edouard Bergeon
Réalisateur, longs métrages
- 2019 : Au nom de la terre
- 2024 : La promesse verte
