Note des spectateurs :

George Segal fut un solide comédien hollywoodien révélé dans les années 60. Il a tourné avec Mike Nichols, Robert Altman, Ted Kotcheff…

Une nomination à l’Oscar et le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie

Acteur américain, George Segal débute au cinéma avec un rôle de jeune médecin dans Les blouses blanches (1961) de Phil Karlson, avant d’interpréter un ranger de l’armée américaine dans le monumental Le jour le plus long (1962) produit par Darryl F. Zanuck. Nommé au Golden Globe de la révélation masculine pour Les nouveaux internes (1964) de John Rich, George Segal joue un ancien militaire dans le western Le mercenaire de la nuit (1964) de Richard Wilson, avant de participer à des coproductions, peintre dans La nef des fous (1965) de Stanley Kramer, ou militant nationaliste dans Les ceinturions (1966) de Mark Robson. Mais c’est son rôle de Nick dans Qui a peur de Virginia Woolf ? (1966) de Mike Nichols qui lui apporte la notoriété. Il y incarne l’époux de Sandy Dennis, face au couple de monstres sacrés formé par Elizabeth Taylor et Richard Burton.

George Segal se voit alors nommé à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Il est cité dans la même catégorie aux BAFTA pour le film policier Le refroidisseur de ces dames (1968) de Jack Smight. Entre-temps, il a donné la réplique à Jason Robards dans le polar L’affaire Al Capone (1967) de Roger Corman. George Segal reste très actif dans les années 70, et se voit consacré avec le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie pour Une maîtresse dans les bras, une femme sur le dos (1973) de Melvin Frank, dont il partage l’affiche avec Glenda Jackson.

Un solide second rôle hollywoodien

Il est également écrivain raté dans La chouette et le pussycat (1970) de Herbert Ross, junkie dans Né pour vaincre (1971) d’Ivan Passer, gangster dans Les quatre malfrats (1972) de Peter Yates, avocat dans Les choses de l’amour (1973) de Paul Mazursky, et joueur dans Les flambeurs (1974) de Robert Altman. On le retrouve en criminel dans Touche pas à mon gazon (1977) de Ted Kotcheff ou, la même année, contrôleur des manèges dans Le toboggan de la mort de James Goldstone. À partir des années 80, George Segal se consacre surtout à la télévision, mais obtient encore des propositions au cinéma, homme d’affaires se découvrant père d’un ado noir dans Carbon Copy (1981) de Michael Schulz. Il est cependant le plus souvent sollicité pour des rôles secondaires, donnant la réplique à Burt Reynolds dans Le justicier de Miami (1985), ou John Travolta dans Allo maman, ici bébé (1989) d’Ann Heckerling.

À la décennie suivante, George Segal poursuit dans cette voie, lieutenant de police dans Au-dessus des lois (1993) de Vic Armstrong, conférencier dans Prête à tout (1995) de Gus Van Sant, ou père adoptif de Ben Stiller dans Flirter avec les embrouilles (1996) de David O’Russell. On le revoit en musicien dans 2012 (2009) de Roland Emmerich et en médecin dans Love, et autres drogues (2010) d’Edward Zwick. L’acteur se retire du monde du cinéma en 2014, mais reste présent à la télévision. George Segal est décédé le 23 mars 2021 à l’âge de 87 ans.

Crédit visuel : © 1973 Warner Bros. Pictures. Tous droits réservés.