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Grand nom de la chanson française, Juliette Gréco a également eu une carrière cinématographique, dont un passage à Hollywood où elle collabora avec le producteur Darryl F. Zanuck.

De Saint-Germain-des-Prés à Hollywood

Juliette Gréco est une chanteuse iconique, active de l’après-guerre aux années 2010. De la muse de Saint-Germain-des-Prés à la grande dame promue Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2016, elle a chanté Boris Vian, Prévert et Kosma, Brassens ou Gainsbourg, tout en imposant une voix légendaire, des mimiques spécifiques et une personnalité engagée, au-delà du domaine de l’art et du monde du spectacle. Ses chansons font partie du patrimoine, de Si tu t’imagines à Déshabillez-moi, en passant par Jolie môme.

Le cinéma aussi s’intéresse à cette ténébreuse brune et Juliette Gréco y débute en 1948, avec un petit rôle dans Les frères Bouquinquant (1948) de Louis Daquin. Jean Cocteau l’intègre à son univers avec le personnage d’Aglaonice dans Orphée (1950). Si on ne lui demande que de chanter dans Le gantelet vert (1952), coproduction franco-américaine de Rudolph Maté, ou Elena et les hommes (1955) de Jean Renoir, elle déploie également des qualités dramatiques dans plusieurs longs métrages, dont La châtelaine du Liban (1956) de Richard Pottier.

Juliette Gréco, une légende de la chanson française

Sa rencontre avec le producteur américain Darryl F. Zanuck, patron de la Fox, dont elle est la compagne pendant quelques années, élargit son audience internationale sur le plan cinématographique. Zanuck tente de faire de Gréco une star mais les films dans lesquels elle joue, bien qu’honorables, n’ont qu’un succès limité. Partenaire de Tyrone Power dans Le soleil se lève aussi (1957) de Henry King, et d’Errol Flynn et dans Les racines du ciel (1958) de John Huston, Juliette Gréco est aussi dirigée par Richard Fleischer, Vincent Sherman et Lewis Allen.

Déçue par Hollywood, elle revient tourner en France, mais prend vite ses distances avec le cinéma. De Maléfices (1962) d’Henri Decoin à La dernière fête de Jedermann (2002) de Fritz Lehner, elle trouve encore quelques premiers rôles, mais se consacre essentiellement à la chanson. Juliette Gréco a aussi triomphé avec la mini-série Belphégor ou Le fantôme du Louvre (1965) de Claude Barma, qui a effrayé toute une génération de téléspectateurs, et a joué dans quelques pièces de théâtre dont Bonheur, impair et passe de Françoise Sagan, mis en scène par Claude Régy au théâtre Edouard VII (1964).

Juliette Gréco est décédée le 23 septembre 2020 à l’âge de 93 ans.

Crédit visuel : © 1958 Twentieth Century Fox. Tous droits réservés.