L’Atelier d’Images propose l’Edition Ultime du classique – blu-ray et 4K – de Sam Raimi, Evil Dead, agrémenté de très nombreux suppléments et, évidemment, du reste de la trilogie. Vaut-il ses 80 euros ?
Disponible sur la capitale dans certains points de vente, avant même sa sortie officielle, le 21 janvier, le coffret d’Evil Dead Edition Ultime nous a fait craquer. Quatre-vingt euros pour ce bel objet en magasin ; dix euros moins cher sur le site de l’éditeur, cela demeure cher, très cher même. On vous donne donc nos premières impressions quant à cet investissement.
Un objet à se saigner les veines ?
Le coffret bénéficie d’un design soigné, d’un digipack rigide qui a la lourde tâche de devoir accueillir 7 disques au total, pour trois films. L’ouvrage de 112 pages, Dans les entrailles d’une saga est signé par Claude Gaillard, Guillaume Le Disez et Pierre Louis, est très riche en illustrations, plutôt bien conçu, mais ne donne franchement pas envie qu’on s’y plonge de par son petit format très frustrant. Au vu de sa petite taille (celle d’un mediabook d’ESC), le livre vendu seul, ne trouverait guère d’acheteur. A ce stade de sa notoriété, la trilogie mérite un grand format pour que l’on puisse profiter des visuels. Et le lire avec avidité, avec le confort que cela nécessite.

Mais pourquoi diable avoir inclus un “satané” jeu ?
Toujours inclus dans le coffret, on déplore la présence d’un jeu dont il faut découper les jetons en carton pour pouvoir l’utiliser. L’idée est farfelue : un collector , surtout à ce prix, se collectionne et perd toute sa valeur si l’on commence à le tronçonner. Du papier gaspiller pour rien… Pour un goodie plus valeureux à nos yeux, une reproduction de photos d’exploitation d’époque ou un jeu d’affichettes cartonnées avec les différents visuels collector auraient pu faire mouche.
Contenu vidéo
Le contenu vidéo propose Evil Dead, premier du nom, édition 4K, inédite en France, vendu indépendamment à 30 euros. En alternative, le premier film dispose d’un blu-ray et d’un deuxième disque de bonus. Dix ans après l’édition StudioCanal du premier film, cette ressortie représente un certain nombre de dépenses que les plus vieux d’entre nous ont pu faire dans le passé (le Livre des morts, édition à plus de 80 euros, en import Zone A, au Virgin Megastore, le premier DVD français, les mediabooks allemands…). Il faut donc être vierge de tout achat dans la franchise pour retrouver un film dont beaucoup connaissent déjà à peu près tout. Beaucoup de suppléments seront reconnus sur le deuxième disque.

Retour de L’armée des morts, indisponibles depuis plusieurs années
Les disques 4 et 5 sont consacrés au contenu du steelbook de StudioCanal, encore disponible un peu partout, avec son design farfelu. Evil Dead 3, alias L’Armée des ténèbres, après une édition pas totalement convaincante en 2013, chez Filmedia, retrouve le chemin de nos lecteurs, après une longue rupture de stock dans les magasins de France et une surcote surréaliste chez les revendeurs de nos plateformes de ventes en ligne.
Dans les heures de bonus vendues, il faudra compter de nombreux commentaires audio. Pour L’armée des ténèbres, on pourra compter sur les trois montages commercialisés du film, dont le director’s cut (jadis un zone 1 très convoité, en DVD) et Evil Dead est toujours disponible avec ses deux doublages français, incluant l’original de 1983 et celui de la reprise salle de 2003. On apprécie le geste.
Numéroté et limité à 1500 exemplaires, le classique de Sam Raimi revient des morts surtout pour les plus fidèles de ses disciples. Au final, le coffret est beau, imposant, magnifique pour la jeune génération qui n’a pas encore déboursé le moindre centime dans la saga. Les autres pourront éventuellement revendre les éditions passées afin de profiter d’un rabais sur l’ensemble. L’enthousiasme est toutefois tiède.
Pour en savoir plus sur l’édition ultime d’Evil Dead, retrouvez tous les détails et différentes alternatives (coffret de la trilogie hors collector, par exemple, pour 50 euros) sur le site de l’éditeur qui propose un tarif moins élevé que celui proposé en magasins physiques.