Drôles de dindes : la critique du film (2015)

Animation | 1h35min
Note de la rédaction :
4/10
4
Jaquette française de Drôles de dindes 3D

  • Réalisateur : Jimmy Hayward
  • Date de sortie: 01 Jan 2015
  • Casting vocal original : Owen Wilson, Woody Harrelson, Amy Poehler
  • Titre original : Free Birds
  • Editeur Vidéo : Metropolitan FilmExport
  • Date de sortie DVD, Blu-ray, Blu-ray 3D 1er janvier 2015 (inédit au cinéma)
Note des spectateurs :

Après le flop mémorable de Jonah Hex, Jimmy Hayward est revenu par la porte de l’animation qui l’avait fait connaître (Horton) avec une comédie de dindes qui a été un semi-échec aux USA. En France, on se farcit logiquement la dinde directement en vidéo.

Synopsis : Coulant des jour paisibles, Reggie est kidnappé par Jake, une dinde rebelle voulant mettre fin à la tradition de la dinde comme met de prestige durant les repas de fin d’année. Les deux gallinacés vont remonter le temps pour tenter de mettre fin à cette tradition, dès son origine.

Critique : Budgété à 55M$, Free Birds en a rapporté autant aux USA, devenant, en 2013, l’une des déceptions de l’année. Cette variation existentielle sur des thèmes très Pixar, en l’occurrence, ici, la révolte de deux oiseaux contre leur condition de piafs de basse-cour idiot, condamnés à être sacrifiés, pour Thanksgiving, sur l’autel d’une fête religieuse, était un point de départ alléchant, mais le résultat n’est pas à la hauteur. Le distributeur français a aussi jugé bon de proposer le résultat directement en vidéo, au début de l’année 2015.

Si la première partie où la vedette du film, Reggie, Dinde avisée qui essaie de soulever ses congénères débiles et qui se retrouve finalement graciée par le président, est riche en gags drôles, l’on succombe d’ennui dès que le dindon se retrouve à voyager dans le temps, à l’époque des Puritains, lorsque les pionniers érigèrent Thanksgiving en une institution nationale pour remercier les locaux indiens et Dame Nature pour la profusion miraculeuse dans leurs assiettes, après bien des galères climatiques.

Photo de Drôles de dinde, sorti en vidéo chez Metropolitan FilmExport

Copyrights 2013 Relativity Media
Image : Courtesy of Reel FX and Relativity Media ©2013 Turkey’s Films, LLC. All Rights Reserved.

Drôles de dindes : un échec cuisant aux USA

Assez pauvre visuellement, et ne justifiant pas forcément la 3D (proposée sur le blu-ray en alternative), l’animation de Drôles de dindes est signe d’une indigence artistique et d’un manque de moyens, qui passent toutefois mieux sur un petit écran qu’en salle.

Au final, si Drôles de dindes n’est pas le navet annoncé (« turkey » signifie à la fois dinde et nanar chez les Ricains), la comédie est un moment de cinéma de Noël assez fade, qui manque cruellement de personnages secondaires loufoques et de moments de franche dérision, pour qu’un adulte puisse envisager de se farcir la farce tout juste comestible pour les enfants qu’on avait déjà assénés d’un très moyen voyage dans le temps l’année précédente avec le décevant Dreamworks Sherman et Mister Peabody. L’histoire se répète.

Voir le film en VOD

Frédéric Mignard

 

Jaquette française de Drôles de dindes 3D

Copyrights 2013 Relativity Media
Image : Courtesy of Reel FX and Relativity Media ©2013 Turkey’s Films, LLC. All Rights Reserved.

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