Terence Davies est un réalisateur et scénariste britannique important, auteur de touchantes autobiographies familiales. Son film le plus célèbre demeure Distant Voices.
L’enfant de Liverpool
Né dans une famille ouvrière de Liverpool, Terence Davies est formé à la Coventry Drama School puis à la National Television Film and School. Entre 1976 à 1983, il réalise un court métrage (Children, 1976) et deux moyens métrages (Madonna and Child, 1980 ; Death and Transfiguration, 1983), à connotation autobiographique. Les trois sont réunis dans The Terence Davies Trilogy (1983).
Mais c’est son premier long métrage, Distant Voices (1988), qui le fait véritablement connaître. Chronique familiale se déroulant sur une décennie, le récit se présente comme un assemblage de souvenirs d’enfance, avec un ton mélancolique et une utilisation originale de partitions musicales. Le film, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, obtient le Prix de la critique internationale du Festival de Cannes, avant de remporter le Léopard d’or au Festival de Locarno.
Terence Davies, un auteur peu prolifique
Dans la même veine, Une longue journée qui s’achève (1992) et La bible de néon (1995), tous deux en compétition à Cannes, confirment le style singulier d’un réalisateur dont les films peinent toutefois à dépasser l’audience du circuit art et essai. Espaçant les tournages, le cinéaste adapte Edith Wharton avec Chez les heureux du monde (2000), avant de réaliser le documentaire Of Time and the City (Cannes 2008, hors compétition), dans lequel il réitère son amour pour la ville de Liverpool.
Il dirige ensuite Rachel Weisz dans The Deap Blue Sea (2011), puis signe deux autres longs métrages qui rencontrent un écho limité. Le cinéaste effectue son grand retour avec Les carnets Siegfried (2021), biopic du soldat héroïque et poète Siegfried Sassoon, dont la sortie française est prévue le 6 mars 2024. Terence Davis est décédé le 7 octobre 2023 à l’âge de 77 ans.