Scénariste américaine, Norma Barzman débute à Hollywood en 1946. Elle coécrit, avec son second mari Ben Barzman, grand nom des studios, le récit de Ne dites jamais adieu (Never Say Goddbye), une comédie de James V. Kern, produite par Warner, et interprétée par Errol Flynn et Eleanor Parker.
La même année, elle collabore avec Sheridan Gibney pour l’écriture du Médaillon (The Locket, 1946) de John Brahm, beau film noir méconnu produit par RKO Pictures, à l’audacieuse structure en flash-back. Mais les époux Barzman, progressistes, sont victimes du maccarthysme.
De 1949 à 1976, les Barzman sont contraints à l’exil et s’installent en Europe, à Londres, Paris puis Mougins. Elle est décréditée au générique de la comédie romantique Des gosses de riches (Fanciulle di lusso, 1952) de Bernard Vorhaus, tournée en Italie. Et travaille occasionnellement pour la télévision.
Après la mort de son mari, en 1989, elle aide les victimes du maccarthysme à récupérer leurs droits d’auteur. En 2001, elle participe à l’organisation d’une exposition sur la liste noire de Hollywood, à l’initiative de l’Académie des Oscars. Avant de raconter son expérience dans l’ouvrage « The Red and the Blacklist : The Intimate Memoir of a Hollywood Expatriate » (2003).
Norma Barzman est décédée le 17 décembre 2023 à l’âge de 103 ans.