Julien Faraut est un réalisateur de documentaires sportifs. Son plus célèbre, Les sorcières de l’Orient, sort en salle en 2021.
Responsable des archives liées au sport de l’Institut national du sport (l’INSEP), Julien Faraut développe l’idée de relier l’histoire et le sport. Il dresse des portraits d’entraîneurs et des grands athlètes qui ont marqué l’histoire sous différents formats.
Entre 2003 et 2021, cet ancien étudiant en cinéma à l’université de Nanterre réalise pas moins de dix “Mémoires d’entraîneurs“, de trente minutes chacun, et huit courts métrages destinés à des événements, des installations pour des musées…
Il est aussi l’auteur de plusieurs longs métrages. En 2004, il réalise Paris Jeux t’aime, sur la candidature parisienne pour accueillir les Jeux olympiques de 2008. En 2013, il connaît une sortie salle avec Regard Neuf sur Olympia 52. Il s’agit d’un travail de mise en abîme effectué à partir du premier long de Chris Marker, Olympia 52, documentaire sur les JO de Helsinski en 1952.
En 2018, Julien Faraut propose une œuvre importante sur John McEnroe et sa défaite face au Scandinave Ivan Lendl, en 1984, à Roland-Garros. Narré par Mathieu Amalric, L’empire de la perfection (connu aussi sous le titre John McEnroe, l’empire de la perfection), réalise un peu plus de 10 000 entrées en France durant l’été 2019. Le distributeur UFO, satisfait de la collaboration, produit le film suivant du réalisateur. Les sorcières de l’Orient est proposé dans les cinémas français lors des Jeux olympiques de Tokyo, en juillet 2021. Julien Faraut s’intéresse à cette occasion à une équipe féminine de volleyball qui devient le symbole du miracle japonais dans les années 60, alors que l’ancien ennemi de l’Occident se reconstruit. Un phénomène sportif, social (les joueuses étaient issues des classes populaires) et culturel qui nourrit films et animation au pays du Soleil-levant.
