Joséphine Baker

Actrice, Chanteuse, Danseuse
Affiche de La sirène des tropiques avec Joséphine Baker

Personal Info

  • Nationalité : Française, Américaine
  • Date de naissance : 3 juin 1906 à Saint-Louis, Missouri (États-Unis)
  • Date de décès : 12 avril 1975 à Paris (France)
  • Crédit visuel : © 1927 La Centrale Cinématographique. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Joséphine Baker, star franco-américaine, est une légende du music-hall. Si elle fut une vedette de cinéma des années 1920 et 30, son nom est surtout associé à la scène parisienne.

Elle eut deux amours, son pays et Paris

Chanteuse, danseuse et actrice franco-américaine, Joséphine Baker est née Freda Josephine McDonald. Après une enfance miséreuse dans le Missouri, elle rejoint un trio d’artistes puis une troupe itinérante, avant de danser à Broadway. Elle connaît un succès grandissant et accepte la proposition de jouer dans un spectacle à Paris. Joséphine Baker s’installe alors en France en 1925 et devient vite une reine du music-hall, dans la Revue nègre du Théâtre des Champs-Élysées, puis aux Folies Bergère. Habillée d’un simple pagne et se pavanant dans un décor exotique, elle attire les foules en ces Années folles et peut être considérée comme la première star noire internationale. En même temps, elle suscite l’admiration des intellectuels et des cubistes.

Tandis qu’elle enchaînera les tubes, dont le célèbre « J’ai deux amours », Joséphine Baker est sollicitée par les producteurs de cinéma qui veulent en faire une vedette. Elle débute au grand écran dans Force et beauté (1925) de Nicholas Kaufmann et Wilhelm Prager. Son second long métrage, La folie du jour (1927), réalisé par Joe Francis, est l’enregistrement de l’un de ses shows. Le cinéaste la dirige la même année dans La revue des revues, long métrage de fiction prétexte à des numéros de la star. L’actrice et chanteuse enchaîne avec La sirène des tropiques (1927) de Henri Étiévant et Mario Napals.

De Broadway au Panthéon

L’arrivée du cinéma parlant permet d’exploiter sa voix et de donner une tournure vraiment musicale à ses films, mais Joséphine Baker n’en tourne que deux. Il s’agit de Zouzou (1934) de Marc Allégret, dont elle partage l’affiche avec Jean Gabin ; et Princesse Tam Tam (1935) d’Edmond T. Gréville, dans lequel elle incarne une jeune fille tunisienne introduite dans la bonne société parisienne. L’artiste se consacre désormais surtout à la scène. Pendant la guerre, elle s’engage dans les services de la France libre, et devient l’une des figures de la Résistance. Elle continue à se produire dans des spectacles, et n’apparaît plus qu’en guest star au grand écran, dans Moulin-Rouge (1941) d’Yves Mirande et André Hugon ; et Fausse alerte (1945) de Jacques de Baroncelli, où elle s’efface devant Micheline Presle.

Dans les années 50 et 60, Joséphine Baker est passée de mode, mais son prestige est intact, consolidé par ses prises de position contre les discriminations raciales aux États-Unis. Son nom est crédité au générique d’un dernier film, An jeden Finger zegn (Erik Ode, 1954), où elle joue son propre rôle. Les dernières années de sa vie sont marquées par des difficultés financières mais plusieurs artistes (Brigitte Bardot, Grace Kelly, Jean-Claude Brialy) lui viennent en aide. Joséphine Baker est décédée le 12 avril 1975 à l’âge de 68 ans, et repose à Monaco. Le 22 août 2021, le président Macron annonce son entrée au Panthéon. Elle y est intronisée le 30 novembre de la même année.

Gérard Crespo

 

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