Acteur, athlète d’arts martiaux, producteur et réalisateur chinois, Jet Li remporte son premier prix national de Wu Shu à l’âge de 11 ans. Durant les années 70, il remporte de très nombreux prix dans cette même discipline martiale. Cela lui ouvre les portes du cinéma chinois avec la triomphale trilogie du Temple de Shaolin (Chang Hsin-yen, 1982) qui comprend également Les héritiers de Shaolin (Chang Hsin-yen, 1983) et Les arts martiaux de Shaolin (Liu Chia-liang, 1986).
La star martiale des années 90
Ce beau succès lui permet de tâter de la réalisation avec Born to Defend (1986), mais lui ouvre surtout les portes du cinéma de Hong Kong. Il y croise Tsui Hark qui lui offre le rôle culte de Wong Fei-hung dans sa série Il était une fois en Chine dont Jet Li tournera quatre épisodes entre 1991 et 1993. A la même époque, Jet Li reprend la saga Swordsman avec un numéro 2 considéré comme le meilleur film de la saga. Il s’agit de Swordsman 2 : la légende d’un guerrier (Ching Siu-tung, 1992). Parmi les titres de gloire de celui qui s’impose peu à peu comme une star du genre, on peut encore citer Tai-Chi Master (Yuen Woo-ping, 1993) et surtout l’excellent Fist of Legend (Chan, 1994).
Jet Li devient une star internationale
Désormais devenu une star à Hong Kong, Jet Li tourne encore dans Dr. Wai (Ching Siu-tung, 1996) et Black Mask (Daniel Lee, 1996), avant d’envisager une carrière internationale. Parti en Occident, Jet Li va jouer notamment dans L’arme fatale 4 (Donner, 1998) et Roméo doit mourir (Bartkowiak, 2000).
Luc Besson le débauche pour tourner dans ses productions maison comme Le baiser mortel du dragon (Nahon, 2001) et Danny the Dog (Leterrier, 2005). Il tourne encore des œuvres mineures comme The One (Wong, 2001) ou En sursis (Bartkowiak, 2003), avant de revenir dans son pays pour la fresque nationaliste Hero (Zhang Yimou, 2002). On le retrouve encore à l’affiche de grosses productions internationales inégales comme Rogue, l’ultime affrontement (Atwell, 2007), Le royaume interdit (Minkoff, 2008) et La momie : la tombe de l’empereur dragon (Cohen, 2008). Plombée par des choix parfois contestables, sa carrière internationale passe alors par la saga Expendables à laquelle il participe sur les trois épisodes (2010 à 2014). Après une pause de quelques années, on retrouve Jet Li à l’affiche de la version live de Mulan (Caro, 2020).
Jet Li a donc marqué de son empreinte indélébile le cinéma d’action asiatique des années 80-90.