James Coburn

Acteur
Intervention Delta de Douglas Hickox, affiche

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 31 août 1928 à Laurel, Nebraska (États-Unis)
  • Date de décès : 18 novembre 2002 à Beverly Hills, Californie (États-Unis)
  • Crédit visuel : © Twentieth Century Fox

Biographie

Note des spectateurs :

Visage familier du western et du film de guerre ou d’action des années 60 et 70, James Coburn a connu ses meilleurs rôles avec John Sturges, Sam Peckinpah et Sergio Leone.

Une collaboration avec John Sturges et Steve McQueen

Formé à l’académie théâtrale du Los Angeles City College, James Coburn débute sur les planches puis à la télévision en 1953, avant d’incarner un second rôle dans le western La chevauchée de la vengeance (1959) de Budd Boetticher. Son interprétation de Britt, l’as du couteau, dans Les sept mercenaires (1960) de John Sturges lui vaut la notoriété. Le cinéaste l’utilise à nouveau dans l’autre casting masculin de La grande évasion (1963), où il donne encore la réplique à Steve McQueen avec lequel il tourne aussi L’enfer est pour les héros (1962) de Don Siegel et la série Au nom de la loi.

Figure récurrente du nouveau western et du film de guerre ou d’action, James Coburn n’aborde la comédie que pour des rôles de méchant, à l’instar de Charade (1963) de Stanley Donen. Et il accède au vedettariat avec la comédie d’espionnage Notre homme Flint (1966) de Daniel Mann. S’il manie encore l’humour en capitaine dans Les jeux de l’amour et de la guerre (1964) d’Arthur Hiller ou en lieutenant dans Qu’as-tu fais à la guerre, papa ? (1966) de Blake Edwards, c’est sa rencontre avec Sam Peckinpah qui reste dans les mémoires.

James Coburn acteur culte pour Peckinpah et Leone

Pisteur métis barbu et manchot dans Major Dundee (1965), James Coburn partage l’affiche avec Kriss Kristofferson dans Patt Garrett et Billy le Kid (1973), dans lequel il campe le célèbre shérif, et se voit dans la peau du sergent de Croix de fer (1977). Il trouve aussi un rôle emblématique en jouant le dynamiteur irlandais John Mallory dans Il était une fois la révolution (1971) de Sergio Leone. Ces années 70 le voient également tête d’affiche de La horde des salopards (1972) de Tonino Valerii, La chevauchée sauvage (1975) de Richard Brooks ou, la même année, Le bagarreur (1975) de Walter Hill, aux côtés de Charles Bronson. Douglas Hickox, Herbert Ross ou Michael Winner font aussi appel à lui.

La carrière de James Coburn s’essouffle dans les années 80 et la première moitié des années 90. Il doit s’effacer devant Albert Finney dans Vidéocrime (1981) de Michael Crichton, Whoopi Goldberg dans Sister Act, acte 2 (1993) de Bill Duke, Mel Gibson dans Maverick (1994) de Richard Donner, Arnold Schwarzenegger dans L’effaceur (1996) de Chuck Russell, ou Eddie Murphy dans Le professeur Foldingue (1996) de Tom Shadyac. Après ces productions commerciales, il effectue un beau come-back en patriarche ravagé par l’alcool avec Affliction (1998) de Paul Schrader, qui lui vaut l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Il tourne ensuite plusieurs films mineurs jusqu’à son décès, en 2002.

Gérard Crespo

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