Haya Harareet reste célèbre pour son rôle d’Esther dans la superproduction Ben-Hur (1959) de William Wyler.
Une carrière internationale
Actrice israélienne, Haya Harareet participe à des concours de beauté, avant de suivre une formation de comédienne au théâtre de Tel Aviv. Elle débute au cinéma dans La colline 24 ne répond plus (1955) de Thorald Dickinson. Ce drame de guerre anglo-israélien, présenté au Festival de Cannes, est la première coproduction internationale tournée dans le nouvel État d’Israël.
Elle est ensuite contactée par Cinecittà pour jouer dans le drame La femme du jour (1957) de Francesco Maselli, aux côtés de Virna Lisi, Elisa Cegani, Serge Reggiani et Franco Fabrizi.
Hollywood lui fait alors un pont d’or et elle obtient son rôle le plus célèbre : celui d’Esther, l’esclave affranchie, dans la superproduction Ben-Hur (1959) de William Wyler, avec Charlton Heston. Le film est un triomphe international, couvert d’Oscars, et accroît la notoriété de Haya Harareet. Pourtant, la suite de sa carrière est décevante.
Haya Harareet après Ben-Hur
Installée en Angleterre, elle est la partenaire de Stewart Granger dans Scotland Yard contre X (1961) polar de Basil Dearden. La même année, elle incarne la reine Antinéa dans L’Atlantide (Ullmer, Masini, 1961). Cette nouvelle version franco-italienne du roman de Pierre Benoît, déjà adapté à l’écran par Pabst, n’a guère laissé de traces.
Après un second rôle dans le drame médical The Interns (1962) de David Swift, Haya Harareet redevient héroïne de film d’aventure exotique avec Légions impériales (1962) et L’ultima carica (1964), tous deux réalisés en Italie par Leopoldo Savona. Puis elle met en suspens sa carrière d’actrice.
Elle coécrit le scénario du thriller Chaque soir à neuf heures (1967) de Jack Clayton, apparaît dans un court métrage en 1974, puis se retire définitivement du monde du cinéma. Elle avait été l’épouse du producteur israélien Nachman Tsrevnitzer, puis celle de Jack Clayton. Haya Harareet décède le 3 février 2021 à l’âge de 89 ans.