Dimítris Kollátos est étudiant lorsqu’il publie en 1956 un recueil de poèmes. Il se lance ensuite dans le théâtre, mettant en scène Ionesco, Beckett ou Pinter. Puis le jeune artiste grec se partage entre son pays natal et la France, où son spectacle Iphigénie en Taureau, d’après Euripide, est bien accueilli.
En 1964, Dimítris Kollátos débute au cinéma avec le court métrage Oie lies récompensé au Festival de Thessalonique. Deux ans plus tard, il passe au format long avec La mort d’Alexandre (distribué en France en 1973) qui connaît un bon accueil critique. Mais l’auteur engagé qu’est Kollátos fuit son pays natal quand est instaurée la dictature des colonels.
En France, il continue son activité théâtrale, sans renoncer au cinéma, où il est également producteur, scénariste, monteur et directeur photo. Il signe alors Le banquet (1972), réflexion sur l’homosexualité et l’amour, ainsi que le moyen métrage La France de Giscard (1978) dans lequel il porte un regard critique sur la politique française.
La chute de la junte militaire lui fait rejoindre la Grèce où il poursuit sa double activité à la scène et pour l’écran. Son œuvre prend une tournure de plus en plus militante et il aime à dénoncer les inégalités sociales. C’est le cas avec Dionysos (2014), sur la crise grecque. Dimítris Kollátos est décédé le 30 janvier 2025 à l’âge de 87 ans.