Réalisateur, scénariste, producteur et journaliste français, Christophe Gans est né en 1960 à Antibes, en France. Passionné de cinéma, il crée dès son adolescence un fanzine et effectue ensuite ses études à l’IDHEC, ce qui lui offre l’occasion de réaliser un premier court métrage en 1981 intitulé Silver Slime.
Christophe Gans, les années Starfix
Pourtant, c’est dans le journalisme cinéma qu’il va se révéler le plus influent en devenant notamment le rédacteur en chef du magazine culte Starfix, défendant notamment une cinématographie jusque-là boudée par les critiques dits sérieux. Son apport est fondamental pour la redécouverte de cinéastes populaires venus notamment d’Italie, mais aussi de Hong Kong. D’ailleurs, par la suite, il fonde aussi le magazine HK Magazine en 1997, autre journal spécialisé devenu culte pour toute une génération.
C’est finalement grâce à sa complicité avec le producteur Samuel Hadida que Christophe Gans est sélectionné pour tourner un épisode du film à sketchs Necronomicon (1993). Malheureusement pour lui, le film omnibus ne sort pas en France au cinéma et il doit donc attendre 1995 pour enfin aborder le long métrage en solo avec Crying Freeman (1995), l’adaptation d’un manga culte. Il octroie ainsi à Mark Dacascos le plus beau rôle de sa carrière et séduit 627 579 spectateurs.
L’apogée du réalisateur : Le Pacte des loups

© 2001 Studiocanal / Affiche : F.K.G.B. (agence) – Laurent Lufroy (affichiste). Tous droits réservés.
Après être retourné un temps au journalisme, tout en essayant de monter des projets ambitieux, Christophe Gans arrive sur le métrage qui va changer la donne : Le Pacte des loups (2001). Outre une réussite indéniable sur le plan esthétique, le film très ambitieux confirme le talent visuel du réalisateur. Cette fois, le succès est colossal avec 5 179 154 entrées, même si le budget initial est énorme (plus de 32 millions d’euros). Le film se vend également à l’étranger et réussit même à glaner plus de 10 millions de dollars aux Etats-Unis.
Après d’autres projets avortés, Christophe Gans revient au cinéma horrifique avec l’adaptation du jeu vidéo Silent Hill (2006) qui n’est pas pleinement satisfaisant, malgré une excellente réalisation. Toutefois, le film séduit les foules et réunit 814 380 gamers en France. Le métrage est donc une bonne affaire et se voit doté d’une suite catastrophique Silent Hill : Revelation (MJ Bassett, 2012) avec laquelle Christophe Gans n’a rien à voir.
De nombreux projets avortés
En fait, durant cette période, Christophe Gans continue à essayer de monter son projet sur le capitaine Nemo, mais il finit par écrire une nouvelle version de La Belle et la bête (2014), projet pharaonique de 33 millions d’euros bardé d’effets numériques. Le résultat est une œuvre d’un kitsch abominable qui ne déplace que 1 828 630 romantiques dans les salles, ce qui est insuffisant par rapport à son budget initial. Finalement, le trou est en partie compensé par les nombreuses ventes à l’étranger.

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En tout cas, Christophe Gans s’éloigne à nouveau des plateaux durant une dizaine d’années où on le retrouve au sein de bonus pour des éditions DVD et blu-ray afin d’analyser des œuvres qu’il admire. Son point de vue est toujours aussi éclairé et passionnant. Il n’a eu de cesse de développer des projets qui ont échoué à se concrétiser, ce qui est sans aucun doute dommage. Depuis 2022, il travaille à une suite de Silent Hill qui sort finalement au début de l’année 2026 et s’intitule simplement Retour à Silent Hill (2026). Si les critiques sont plutôt correctes, le public, lui, semble ne pas adhérer du tout à cette nouvelle incursion dans l’univers du jeu vidéo culte.