Réalisatrice norvégienne, Anja Breien intègre le département réalisation de l’IDHEC en 1962. Elle est alors la première femme à suivre cette formation, dans une institution qui deviendra plus tard la Fémis. Ajna Breien devient ensuite l’autrice d’une œuvre résolument féministe, méconnue en son temps, malgré la sélection de ses films dans des festivals.
En 1971, Le viol est ainsi projeté à la Quinzaine des Réalisateurs, quand L’héritage (1979) est en compétition officielle au Festival de Cannes, et obtient une mention décernée par le Jury œcuménique.
Cette distinction est également attribuée à Wives (1975), premier volet d’une trilogie, lors de sa présentation au Festival de Toronto. Les films d’Anja Breien, outre leur audace thématique, s’inscrivent dans la mouvance stylistique des Nouvelles vagues européennes qui se sont imposées en rupture avec un cinéma traditionnel.
En 2026, le distributeur Malavida permet de (re) découvrir sept films de la réalisatrice à l’occasion d’une rétrospective qui lui est consacrée : la trilogie Wives le 1er avril et quatre autres longs métrages le 6 mai. Anja Breien décède quelques jours plus tard, le 10 mai. Elle était âgée de 85 ans.