Chanteur, acteur et essayiste japonais, Akihiro Miwa est une icône gay dans son pays. Il débute sa carrière en interprétant des chansons françaises dans les cabarets de Ginza. Son allure androgyne en fait rapidement un artiste singulier.
En 1957, Akihiro Miwa fait ses débuts au cinéma. Il y tient d’abord de petits rôles avant d’accéder à des emplois plus importants avec des films de Kinji Fukasaku. Le Lézard noir (1968), adapté d’un roman d’Edogawa Ranpo via une mise en scène théâtrale de Yukio Mishima, marque un tournant. Miwa y interprète une criminelle glamour, voleuse de bijoux et figure de femme fatale. Dans Black Rose Mansion (1969) il incarne une chanteuse énigmatique mêlée à une affaire criminelle.
Ces deux longs métrages, à la croisée du polar et de l’avant-garde pop, mettent en avant un jeu très stylisé et un sens du transformisme inédit dans le cinéma de l’époque. Par la suite, Miwa se tourne davantage vers la scène, collaborant notamment avec Shūji Terayama et Yukio Mishima. Il publie également des ouvrages engagés et apparaît régulièrement à la télévision.
Plus tard, Miwa s’illustre dans le doublage de films d’animation. Il prête en particulier sa voix à Moro, la déesse-louve dans Princesse Mononoké (1997), ainsi qu’à la Sorcière des Landes dans Le Château ambulant (2004), tous deux réalisés par Hayao Miyazaki. Il apparaît également dans Takeshis’ (2005) de Takeshi Kitano. Le documentaire Miwa : à la recherche du lézard noir (2010), de Pascal-Alex Vincent, lui est consacré.
Akihiro Miwa est décédé le 20 juin 2026 à l’âge de 91 ans.