Réalisateur, scénariste, écrivain, dessinateur, peintre et animateur français, Jean-François Laguionie est né en 1939 à Besançon, en France. Dans sa jeunesse, l’artiste s’intéresse au dessin, mais aussi à la décoration et à l’art dramatique. Pourtant, au cours des années 60, il fait la connaissance de Paul Grimault qui l’initie à l’art de l’animation.
Un artiste de l’écurie Paul Grimault
A partir de 1965, Jean-François Laguionie se lance dans la réalisation de courts métrages animés dont beaucoup seront célébrés dans les festivals consacrés à cet art. Ainsi, il débute par La Demoiselle et le violoncelliste (1965), puis réussit à décrocher la Palme d’or du meilleur court métrage avec La traversée de l’Atlantique à la rame (1978), ainsi que le César du meilleur court animé. Une consécration qui le pousse à persévérer. Tous ses courts métrages sont ensuite réunis au sein de l’anthologie De l’autre côté de l’image en 1984.
Toutefois, son premier véritable long métrage s’intitule Gwen, le livre de sable (1985) pour lequel il fonde son propre studio d’animation nommé La Fabrique. Hélas, le film ne connaît pas le succès et il doit ensuite se consacrer à des travaux plus alimentaires pour la télévision.
Les succès des années 2000
Il faut patienter jusqu’en 1999 pour admirer son second effort intitulé Le château des singes (1999) qui rencontre un beau succès avec 388 090 spectateurs dans les salles françaises. Ainsi, le cinéaste peut créer L’Île de Black Mór (2004) qui trouve encore un écho favorable (220 351 entrées) pour des budgets qui demeurent toujours contenus. On retrouve ici le goût de son auteur pour les grandes épopées maritimes.
Ensuite, Jean-François Laguionie réalise ce qui, pour beaucoup, est considéré comme son chef d’œuvre, à savoir Le Tableau (2011) qui rencontre à nouveau un beau succès grâce à des critiques dithyrambiques (299 919 entrées). Le métrage reçoit plusieurs nominations sans obtenir de prix, mais le public est au rendez-vous.
Laguionie, un auteur plus intimiste l’âge avançant
Par la suite, l’auteur, désormais âgé, creuse une veine plus autobiographique et personnelle avec Louise en hiver (2016) qui n’a intéressé que 79 651 spectateurs adultes. Dès lors, Laguionie se fait à nouveau conteur d’une aventure avec Le Voyage du Prince (2019) qui séduit 106 534 explorateurs, ce qui en fait donc une nouvelle déception commerciale. Cela n’empêche nullement le cinéaste de revenir à un sujet purement autobiographique avec Slocum et moi (2024) qui raconte la relation à son père et à la mer. Cette fois, le long métrage démarre mal, mais se maintient sur la durée, avec un résultat final de 42 620 navigateurs à son bord.
Jean-François Laguionie, désormais octogénaire, n’en demeure pas moins une véritable légende de l’animation française.