Réalisateur français, Jean-Pierre Thorn débute avec Emmanuelle (ou Mi-vie) (1966), un court métrage primé au Festival d’Évian. Suit Oser lutter oser vaincre, Flins 68 (1968), un documentaire engagé traitant des conflits à Renault. Il se fait ensuite embaucher comme ouvrier et mène une activité syndicale. Plus tard, il revient au cinéma avec les documentaires militants Le dos au mur (1980, sur Alstom) et La grève des ouvriers de Margoline (1981). Sa seule incursion dans la fiction s’effectue avec Je t’ai dans la peau (1990), sélectionné à Cannes dans la section Perspectives du cinéma français (avec Henri Serre, Solveig Dommartin, Philippe Clévenot), qui garde une connotation politique. Jean-Pierre Thorn revient au documentaire social engagé avec On n’est pas des marques de vélo (2003, sur un jeune danseur clandestin), Allez, Yallah ! (2006, sur l’intégrisme religieux), 93 la belle rebelle (2011, sur la contre-culture musicale), L’âcre parfum des immortelles (2019, qui mêle politique et passion amoureuse) et Faire kifer les anges (2021, sur le hip-hop). Jean-Pierre Thorn est décédé le 5 juillet 2025 à l’âge de 78 ans.