Actrice américaine, Jessica Walter débute à la télévision au début des années 60. Elle aborde le cinéma en 1964, rejoignant le casting de Lilith de Robert Rossen. Mais c’est le petit écran qui l’accapare davantage. Elle est ensuite dirigée par Sidney Lumet dans Le groupe (1966), où elle rejoint une pléiade de comédiennes dont Candide Bergen.
Puis, Jessica Walter intègre l’équipe d’interprètes internationaux de la coproduction Grand prix (1966) de John Frankenheimer. Elle est à nouveau dirigée par Lumet dans le méconnu Bye Bye Braverman (1968), avant d’être la partenaire de Cherlton Heston dans Number One (1969) de Tom Gries.
Entre deux productions télévisées, Jessica Walter trouve le rôle de sa vie en interprétant la psychopathe qui harcèle Clint Eastwood dans son thriller Un frisson dans la nuit (1971). Elle y est éblouissante et obtient une nomination au Golden Globe de la meilleure actrice dans un drame.
Mais elle ne tourne quasiment que pour la télévision (Mannix, L’homme de fer, Columbo…) dans la suite de la décennie. On retrouvera Jessica Walter au cinéma, mais épisodiquement, et pour des films mineurs et des rôles peu porteurs. C’est le cas d’Airport 80 Concorde (1979) de David Lowell Rich, Le kid de la plage (1984) de Garry Marshall, Tapeheads (1988) de Bill Fishman, Le tueur du futur (1993) de Rachel Talalay, ou Les taudis de Beverly Hills (1998) de Tamara Jenkins.
Tandis qu’elle est toujours active à la télévision dans les années qui suivent, elle réapparait encore pour le grand écran dans quelques productions dont Dummy (2002) de Greg Pritikin, Bending the Rules (2012) d’Artie Mandelberg et The Mimic (2020) de Thomas F. Mazziotti. Jessica Walter est décédée le 4 mars 2021 à l’âge de 80 ans.