Acteur japonais, Bunta Sugawara commence des études de droit dans les années 50, mais faute de pouvoir subvenir à ses besoins, il les abandonne et devient mannequin en 1956, ce qui le fait repérer. Il devient alors acteur de cinéma et est engagé par la Shintoho, avant que la compagnie ne fasse faillite. Il joue notamment dans White Line (Ishii, 1958).
Au cours des années 60, il ne cesse de changer de studio et on le repère dans La Légende du combat à mort (Kinoshita, 1963). Toutefois, il doit attendre le début de sa collaboration avec le réalisateur Kinji Fukasaku dans des films de yakusa pour obtenir enfin la consécration.
On retrouve Bunta Sugawara dans Le caïd de Yokohama (1969), Le blason ensanglanté (1970), Okita, le pourfendeur (deux films en 1972), la saga Combat sans code d’honneur (cinq films), Nouveau combat sans code d’honneur (trois films), Police contre syndicat du crime (1975).
Parallèlement, il est également à l’affiche de très nombreux films de Norifumi Suzuki, dont une série comique à succès au Japon. Dans les années 80-90, il est nettement moins actif et perd peu à peu en popularité.
Toutefois, à partir des années 2000, il se reconvertit en acteur de doublage pour les dessins animés. On peut entendre sa voix dans Le voyage de Chihiro (Miyazaki, 2001), Les contes de Terremer (Miyazaki, 2006) et Les Enfants loups, Ame et Yuki (Hosoda, 2012). Il décède en 2014 d’un cancer du foie à l’âge de 81 ans.