Debbie Reynolds est engagée en 1948 à la Warner puis à la MGM, qui lui confie des emplois d’ingénue dans des comédies musicales, dont le délicieux Trois petits mots (1950) de Richard Thorpe, avec Fred Astaire. Mais c’est dans le grand classique Chantons sous la pluie (1952), réalisé par Stanley Donen et Gene Kelly, qu’elle devait trouver le rôle de sa vie.
Elle y incarne Kathy Selden, chanteuse chargée de doubler une vedette du muet ayant du mal à passer le cap du parlant. Même si Jean Hagen pour les scènes comiques et Cyd Charisse dans une unique séquence d’anthologie lui ont fait un peu d’ombre, Debbie Reynolds y déploie une fantaisie sympathique et un réel talent de danseuse, formant avec Gene Kelly l’un des meilleurs couples de comédies musicales.
Après ce sommet, Debbie Reynolds est en tête d’affiche d’autres comédies telles Donnez-lui une chance (1953) de Stanley Donen, Suzanne découche (1954) de Frank Tashlin, Le démon du midi (1958) de Blake Edwards, ou La reine du Colorado (1964) de Charles Walters. À partir des années 70, elle se tourne vers Broadway (The Debbie Reynolds Story) puis la télévision.
Elle fait un come-back au cinéma avec Mother (1996) d’Albert Brooks et In & Out (1997) de Frank Oz. De son mariage avec le chanteur Eddie Fisher (qui la quitta pour Elizabeth Taylor), Debbie Reynolds eut deux enfants, Carrie Fisher et Eddie Fisher. Ce dernier réalise Bright Light : Starring Carrie Fisher and Debbie Reynolds, un documentaire sur les rapports entre sa mère et sa sœur, présenté au Festival de Cannes 2016. Debbie Reynolds décède le 28 décembre de la même année, un jour après sa fille.