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C’est à l’âge de 98 ans que Carl Reiner, acteur et réalisateur culte en Amérique, nous a quittés. Un sacré loustic méconnu en France.

Second rôle généreux de la comédie américaine dans les années 60, Carl Reiner a réalisé de nombreux longs métrages comiques, souvent burlesques, notamment avec son acteur fétiche qu’il révéla au grand public, Steve Martin. Il le révèle au cinéma dans Un vrai schnock en 1979 qui triomphe aux USA. En France, le film passera inaperçu.

 

Avec le pastiche de film noir, Les cadavres ne portent pas de costard, Carl Reiner lui offre le rôle de sa carrière. Le detective flick sera son seul succès en France, avec 700 000 spectateurs. Il dirige à nouveau Steve Martin dans le pastiche de science-fiction L’homme aux deux cerveaux, en 1982. Puis dans la comédie fantastique genrée sur le principe d’échange de corps, Solo pour deux, qui passe inaperçu en France.

Son type de comédie et les acteurs qu’il choisit – John Candy, Kirsty Alley, Bette Midler, Teri Garr, George Burns, Lily Tomlin…-, parlent peu au public français, alors réfractaire au burlesque yankee. Beaucoup de ses films sortent directement en VHS (Vacances d’enfer, Y a-t-il un professeur dans la classe?) ou sont des échecs absolus dans nos salles : L’amour dans de beaux draps avec Kirstie Alley, après le succès de Allo maman, ici bébé ; C’est ça l’amour, avec Dennis Farina et Bette Midler qui ne dépassera pas les 5 000 spectateurs sur toute la France.

Avec l’âge, il délaisse la réalisation pour revenir devenant la caméra, comme dans les trois premiers Ocean’s Eleven de Steven Soderbergh.

Carl Reiner est aussi le père de Bob Reiner, plus connu en France pour avoir réalisé Spinal Tap, Stand by Me, Quand Harry rencontre Sally, Misery, Des hommes d’amour

Pour en savoir plus, retour à la version originale, sur Variety, le point de vue américain vaut le détour pour cette légende américaine.

Frédéric Mignard