Découvrez le Palmarès du Festival d’Arras 2019, aussi connu sous le nom du Arras Film Festival 2019. Un excellent cru dans une ambiance festive inhérente à cette belle manifestation au succès croissant.

L’Arras Film Festival est décidément magique. Même s’il ne cesse de grandir (50 000 spectateurs contre 47 000 l’année dernière), il parvient à conserver cette belle part d’humanité qui fait sa renommée depuis ses débuts. Qu’il s’agisse des équipes de professionnels, de l’accueil dans les salles, des rencontres et débats avec les comédiens et les réalisateurs, à tous les coups, convivialité rime avec bonne humeur.

Cette soirée de clôture du 17 novembre coïncide avec les 20 ans du festival. C’est donc à une fête pleine de chaleur et d’émotion que nous avons été finalement conviés. La remise de prix et évocations de souvenirs se sont entremêlées pour le bonheur des spectateurs présents. La Bulgarie, ce petit pays européen dont on parle rarement mais que le festival a déjà eu l’occasion de récompenser, aura été mis à l’honneur. 

Retour sur les 20 ans du festival

En effet, le film bulgare The Father (Bashtata) de Petar Valchanov et Kristina Grozeva, un conte familial absurde autour des difficultés de communication entre un père et un fils qui s’apprête lui-même à devenir père, s’est vu attribuer trois des cinq récompenses.

Le jury Atlas, présidé par le journaliste, réalisateur et metteur en scène Thierry Klifa, entouré du réalisateur Cédric Anger, des comédiennes Deborah François et Joséphine Japy et du comédien Guillaume Gouix (absent de cette cérémonie de clôture pour cause de tournage matinal avec Emmanuel Mouret ce 18 novembre), lui ont décerné « l’Atlas d’or/Grand prix du jury », tandis que Philippe Rouyer (Positif, le Cercle sur Canal+, Psychologies Magazine), Yaël Hirsch (Toute la Culture), Charlotte Lipinska (Le Masque et la Plume), Bernard Payen (La Cinémathèque Française, Arte), et Charles Tesson (Délégué Général de la Semaine de la Critique) lui ont remis « le Prix SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma) ». Enfin, un jury composé de lycéens en option cinéma lui a réservé « le Prix Regards Jeunes région Hauts-de-France ». A noter qu’Urban Distribution diffusera The Father sur les écrans français dans les mois à venir.

Clovis Cornillac – Crédit photo : Claudine Levanneur

Let there be light (Nech je svelto), drame puissant sur un père confronté à la montée de l’extrémisme de droite en Europe, du Slovaque Marko Skop a raflé « l’Atlas d’argent/Prix de la mise en scène ».

Dafne, portrait juste et profond d’une jeune femme trisomique à l’énergie contagieuse, réalisé par l’Italien Federico Bondi, a touché droit au cœur les spectateurs qui lui ont accordé le Prix du Public.

Enfin, le film Les vétos de Julie Manoukian, comédie légère sur l’abandon de la France rurale, pimentée des anecdotes pétillantes de Clovis Cornillac lors du débat d’après-projection, referme avec humour ces dix jours passés sous le signe de la découverte et du partage.

Rendez-vous est pris pour la 21éme édition, du 6 au 15 novembre 2020.

Article : Claudine Levanneur