Le Festival du Film d’Arras se déroulera du 8 au 17 novembre 2019 et proposera une sélection particulièrement impressionnante.

Chaque année depuis 1999, début novembre, la ville d’Arras accueille l’un des plus importants festivals cinématographiques de France, installé au cœur de ces célèbres places constituées de magnifiques maisons flamandes.

Né en 1999, ce festival, qui fête cette année ses 20 ans, a toujours su préserver,  malgré un succès croissant – plus 47 000 spectateurs l’année dernière -, une ambiance conviviale et familiale. La célébration de cette entrée dans l’âge adulte s’accompagne d’une programmation particulièrement affinée et de la venue d’un bon nombre d’invités de marque, parmi lesquels Valérie Donzelli, Manu Payet, Karin Viard, Leïla Bekti, Camille Chamoux, Michel Blanc, Chantal Lauby, Clovis Cornillac, Elsa Zylberstein, François Berléand, Josiane Balasko, Grégory Montel, Léa Drucker….et cette liste n’est pas exhaustive.

Le 8 novembre au soir, le film de Valérie Donzelli Notre Dame avec Valérie Donzelli, Pierre Deladonchamps, Bouli Lanners, Virginie Ledoyen, Isabelle Candelier, Philippe Katerine et Samir Guesmi, donnera le coup d’envoi de cette fête cinématographique qui se refermera le 17 novembre avec Les vétos de Julie Manoukian.

Côté avant-premières, le public pourra profiter de quelques belles surprises encore inédites, tout particulièrement  La vérité, le très attendu film d’Hirokazu Kore-eda avec Juliette Binoche et Catherine Deneuve, mais aussi le prochain Guédiguian Gloria Mundi accompagné de son casting habituel (Ascaride/Meylan/Daroussin auquel s’adjoint désormais Anaïs Demoustier) , J’accuse de Roman Polanski ou encore le duo Bruel/Luchini dans Le meilleur reste à venir, prochaine fiction des talenteux Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, à qui l’on doit Le Prénom, et bien d’autres.

Photo Guy Ferrandis, affiche : Le Cercle noir pour Silenzio / © Légende, RP Productions, Gaumont

Le jury, présidé par Thierry Klifa, journaliste pour Studio-Magazine devenu réalisateur et metteur en scène de théâtre, aura la délicate tâche de départager les 9 films de la compétition européenne, essentiellement venus des pays de l’Est et du Nord et de remettre l’Atlas d’Or (Grand Prix du Jury) et l’Atlas d’Argent (Prix de la mise en scène) aux vainqueurs.

Les spectateurs pourront, eux aussi, exprimer leurs préférences en votant à la fin de chaque séance et décerner ainsi le Prix du Public.

Et puis le festival, c’est encore et toujours une belle façon de découvrir de nouveaux talents grâce à ses rubriques «Découvertes européennes », « Visions de l’Est » (qui propose quelques classiques restaurés) ou « Cinéma du monde » tandis qu’un focus sur la Tunisie dévoile le renouveau apporté par une génération de cinéastes et producteurs qui osent briser les tabous en abordant avec succès remous sociaux, questions politiques et conflits intimes, dont Noura rêve, Un fils et Un divan à Tunis nous donnent toute l’étendue. Sans oublier les rétrospectives, l’une consacrée à l’Italie de Mussolini, l’autre intitulée « Peur sur les sixties ».

Enfin, s’il vous reste encore un peu d’énergie, des afters musicaux vous attendent tous les soirs après la dernière projection vers 23h au Village du festival sur la Grand’Place.

Les enfants ne sont pas oubliés, puisque plusieurs films leur sont destinés, tels le documentaire de Jean-Michel Bertrand La marche des loups, et quelques films d’animation dont La reine des neiges 2 ou Le voyage du prince  de Jean-François Laguionie qui, il y a 3 ans, nous avait enchanté du délicat Louise en hiver.

Et point culminant du festival, la venue de Nicole Garcia, actrice populaire qui a inspiré nombre de réalisateurs, mais aussi réalisatrice elle-même et scénariste, à qui un hommage sera rendu. A cette occasion, huit longs métrages qu’elle a réalisés et quatre autres qui ont laissé place à ses talents de comédienne, seront projetés.

Le vendredi 15 novembre à 14h30, à l’université d’Artois, il sera possible d’assister (entrée libre) à une conversation avec le critique Michel Ciment autour de son parcours cinématographique.

A n’en pas douter, au cours de ces 10 jours, chacun devrait trouver de quoi satisfaire sa curiosité cinéphilique.

Article : Claudine Levanneur

Le site de la manifestation